choisir ses chaussures de running

Comment choisir ses chaussures de running?

C’est la question principale que l’on se pose quand on débute la course à pied : comment bien choisir ses chaussures de jogging? Eh oui, car même si le running reste un sport bon marché (dans un premier temps en tous cas), le choix de la bonne paire de baskets reste primordial. D’ailleurs, si vous envisagez de vous y mettre sérieusement, le prix doit être secondaire : évitez tant que possible de choisir des chaussures de runnning pas cher.

Si tout se passe bien, vous userez vos chaussures pendant plusieurs mois (en général entre 700 et 1000 km en moyenne). En d’autres termes, votre pied heurtera le sol entre 315,000 et 460,000 fois avant que vous n’envisagiez de les changer… D’où l’intérêt de ne pas se tromper!

Voici les 5 points principaux à prendre en considération pour bien choisir votre paire de chaussures de running.

1. Chaussures de route ou chaussures de trail?

Bien entendu, il va falloir adapter votre choix de chaussures de running à votre pratique. Habitez-vous en ville ou à la campagne? Courez-vous plutôt sur des sentiers ou sur des routes goudronnés?

2. Chaussures de trail et de running

Les chaussures de running route sont plus adaptées à une pratique sur terrain dur (routes, chemins goudronnés). Légèrement plus légères que les chaussures de trail, elles bénéficient également d’un meilleur amorti. Les chaussures de route restent en général le meilleur choix pour une utilisation polyvalente, et sont tout à fait adaptées tant que le terrain n’est pas trop escarpé.

Les chaussures de trail sont quant à elles conçues pour une pratique sur terrain accidenté. Grâce à une meilleure accroche, elles vous permettent de courir sur des sentiers boueux et irréguliers (racines, pierres, trous, etc.) et vous offrent un meilleur maintien. Certaines chaussures de trail sont même adaptées à des conditions bien spécifiques : en Gore-tex pour la neige, avec des crampons pour terrains boueux, etc.

3. Foulée pronatrice, supinatrice ou universelle ?

Selon votre type de foulée, vous devrez vous orienter vers un modèle de chaussures qui vous correspond. Les foulées universelles sont les plus répandues (plus de 50% des coureurs), et c’est donc naturellement que la plupart des chaussures leurs sont dédiées. Viennent ensuite les pronateurs (40% des coureurs) qui inclinent le pied vers l’intérieur lorsqu’ils courent, et les supinateurs, les plus rares, qui l’inclinent vers l’extérieur.

Pensez à bien vous renseigner sur le type de chaussure que vous achetez. Dans la plupart des magasins spécialisés, le vendeur doit normalement analyser votre foulée pour mieux vous conseiller.

4. Votre poids

En course à pied, lorsqu’on pèse plus de 75 kg pour les hommes (et 58 kg pour les femmes), on fait partie des « coureurs lourds »… Bien sûr, ça n’empêche pas de courir, mais gardez en tête que votre poids étant multiplié par trois à chaque impact de votre pied au sol, cela devient plus traumatisant pour votre corps. Pour mieux protéger votre squelette, et en particulier vos genoux et votre colonne vertébrale qui encaissent l’onde de choc par ricoché, préférez une chaussure présentant un amorti élevé.

Attention toutefois à ne pas prendre de mauvaises habitudes : en effet la plupart des coureurs débutant choisissent des chaussures avec beaucoup d’amorti. Naturellement, ces coureurs prennent l’habitude d’attaquer leur foulée par le talon, plutôt qu’avec le plat du pied, l’amorti leur offrant un confort « artificiel » trop important. Cela peut plus tard poser de nombreux problèmes (au niveau du genou notamment), car même si l’on ne sent pas les chocs, ceux-ci se répercutent bien le long de la chaîne osseuse.

5. Le drop

Il s’agit d’une donnée qui n’est pas toujours clairement indiquée par les fabricants ; et pourtant elle est devenue un critère primordial dans le choix des chaussures de sport. Le drop est la différence de hauteur entre le talon et l’avant du pied. Dans des chaussures avec un drop élevé (supérieur à 8 mm), vous aurez donc un épais « coussin » d’amorti sous le talon qui vous donnera la sensation d’avoir les pieds qui « pointent vers le bas ».

le drop de la chaussure de runningDepuis 20 ou 30 ans, les chaussures de course à pied devenant de plus en plus techniques, la demande pour plus d’amorti a conduit les fabricants à développer des modèles avec des drops élevés. Ce phénomène a un effet néfaste : la foulée devient moins naturelle, et les coureurs ont tendance à attaquer davantage par le talon, se pensant bien protégés, plutôt que par le plat du pied (une attaque « médio-pied »). Cette foulée moins naturelle est très néfaste pour les articulations.

Depuis quelques années, la mode du barefoot running a permis une prise de conscience à ce sujet. Les fabricants de chaussures ont revu leurs modèles, et proposent désormais des drops de plus en plus faibles, voire nuls (le fameux « drop 0″), sans pour autant réduire le niveau d’amorti. Celui-ci a simplement été mieux réparti sous la semelle.

Je vous conseille de ne jamais dépasser un drop de 7mm.

En conclusion

Cela vous paraît évident? Et pourtant… En course à pied, on ne choisit pas ses chaussures à sa pointure habituelle, mais toujours une taille au-dessus. En effet, lors de l’effort, votre pied va gonfler ; pour éviter les problèmes, mieux vaut donc laisser suffisamment d’espace à vos orteils.

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